La Terre au Carré

 

Mathieu Vidard, producteur de « la terre au carré » propose 3 conférences en direct du studio 104 de la Maison de la Radio et dans 150 salles de cinéma CGR autour de thèmes incontournables les :

- 21 novembre 2019 --> "Changer"

- 28 janvier 2020 --> "Se Nourrir"

- 28 avril 2020 --> "Habiter"

L'agenda 2020 :  « Récapitulatif Agenda 2020 »

 

Mathieu Vidard, producteur de « la terre au carré » propose 3 conférences en direct du studio 104 de la Maison de la Radio et dans 150 salles de cinéma CGR autour de thèmes incontournables les :

21 novembre 2019 : "Changer"

Épuisement des ressources, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité… nous sommes aujourd’hui face à une urgence écologique qui nous impose d’agir.
De la prise de conscience à l’engagement, comment se mettre en mouvement pour engager une transition durable, changer nos modes de vie et rêver le monde de demain ?

28 janvier 2020 : "Se nourrir"

Du sol à l’assiette, l’impact de notre alimentation sur l’environnement est considérable.
Comment nourrir toute la planète en respectant la terre et la santé des consommateurs ? Quelles pratiques pour imaginer une agriculture durable et préserver les ressources?

28 avril 2020 : "Habiter"

Face à l’expansion démographique et au réchauffement climatique, penser l’habitat dans le respect de l’homme et de l’environnement est un défi majeur pour nos sociétés.
Mobilités, choix de construction, respect de la biodiversité… Comment vivrons-nous demain en ville et dans les campagnes ?


Pour « changer » étaient invités :

  • Hubert Reeves : Astrophysicien, écologiste, président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité et de l’Agence française pour la biodiversité.

Hubert Reeves pense l’espèce humaine comme très intelligente et dépassée par ses propres inventions. Son vœu semble être que nous apprenions à « coexister avec notre puissance ». En terme de catastrophe, il parle autant d’une toujours possible guerre nucléaire que du réchauffement climatique et invite à ne pas désespérer mais développer les modèles positifs existants.

  • Aurélien Barrau : Astrophysicien, lanceur d’alerte, auteur deLe plus grand défi de l’histoire de l’humanité (Ed. Michel Lafon)

Pour Aurélien Barrau c’est clair : « il faut changer de valeurs », pas demain mais depuis hier. Et « les rustines ne suffisent pas »,  « la solution ne peut être que systémique.» « Ne pas considérer l’écologie comme la priorité majeure de ce temps relève du crime contre l’avenir ».

  • Cynthia Fleury : Philosophe et psychanalyste, elle a dirigé l’ouvrage  Le souci de la nature. Apprendre, inventer, gouverner (Ed. du CNRS)

« Nous sommes déconnectés du vivant ».Il est urgent de préserver un « souci de la nature » qui soit au cœur des institutions, des politiques publiques, de nos dynamiques de transmission et d’apprentissage. Cynthia Fleury  interroge la spécificité des expériences de nature, et de leur éventuelle extinction, l’hypothèse de l’amnésie environnementale, ou à l’inverse les nouveaux modes de partage et de reconnexion avec la nature, et leur continuum avec notre humanisme.

  • Valérie Cabanes : Juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l'Homme, porte-parole du mouvement citoyen « End Ecocide on Earth », auteure de Homo natura, En harmonie avec le vivant (Ed. Buchet Chastel).

« Quand le politique n’est plus à même de protéger la planète, il faut se tourner vers les juges ». Valérie Cabanes porte le projet de reconnaissance par la justice de l’écocide comme un crime contre la paix et les générations futures. Elle constate aussi que reconnaitre la nature comme un sujet de droit, en accordant un statut de personnalité juridique à des entités naturelles, permet de prévenir des préjudices écologiques avant le désastre. La nature peut alors défendre son droit « fondamental » à exister, se régénérer et s’épanouir, indépendamment des services qu’elle rend ou pas aux humains. Ce qui, au final, permet aux espèces et écosystèmes vivants de jouer leur rôle dans le maintien de la vie sur Terre. Certains pays ont déjà accepté cette stratégie de défense pour certains cas. En Nouvelle-Zélande par exemple, l’accord trouvé à propos du statut de la rivière Whanganui entre la tribu maorie locale et le gouvernement a permis de reconnaître l’unité indivisible du fleuve et son statut d’être vivant (appelé « Te Awa Tupua »), en englobant tous ses éléments physiques et métaphysiques depuis les montagnes jusqu’à la mer. Il faut retenir de cette jurisprudence la volonté affichée, par des populations autochtones ou par des juges soucieux de l’avenir des générations présentes et futures, de mieux préserver l’environnement.

 

L'agenda 2020 :  « Récapitulatif Agenda 2020 »

 

Article publié par "Canopée" le 05/12/2019