SOMMAIRE :

Chaud devant

  • Chauffage : l'hiver viendra
  • Le Wello

En Aveyron

  • Lombricomposteur
  • Station A
  • Assises CPIE
  • Le Krill
  • Soupe Espalion

Les nouvelles de Canopée

Les p'tites annonces

Chaud devant

Chauffage : L’hiver viendra !


« A toussant, La fre’s au champ. »
Certes, le réchauffement climatique diminue le nombre de jours de gel, adoucit sensiblement les températures, perturbe les saisons… et si les aveyronnais démarraient souvent leurs chaudières en octobre, en novembre maintenant il fait encore 17° dans le salon sans chauffage, selon les logements. Mais à 17°, nombre d’entre nous démarrent les radiateurs… La température recommandée étant souvent fixée à 19° dans les pièces à vivre, ceux qui ne sont pas retenus par leur budget s’offrent ce confort présenté comme une norme. Et les logements collectifs continuent de proposer un démarrage du chauffage relativement précoce.
Or le chauffage est évidemment énergivore, rejette du CO2 et les appareils sont fabriqués industriellement ce qui génère une empreinte carbone supplémentaire. Les usages « résidentiels et tertiaires » représentaient en 2001 en France 20 % des émissions de gaz à effet de serre, et le chauffage des habitations et lieux de travail représente 75 % de ces 20 %, donc 15 % du total. Cet impact est en partie sous le contrôle des individus : chacun règle à sa guise la température de son domicile, voire de son lieu de travail. Certains chauffent leur piscine privée ou leur terrasse en plein air, skient sur de la neige apportée par hélicoptère, d’autres construisent des maisons passives qui se chauffent sans chauffage… et d’autres encore, n’ont pas les moyens de choisir un mode de chauffage ou d’isoler leur habitat.
Le tout est de maintenir sa température corporelle même en étant statique. Des sous vêtements soie et cachemire sont un investissement onéreux mais rentable, pour ceux qui restent persuadés que le gros pull en laine ne sied pas à leur fonction. Messieurs, adoptez le collant en laine sous vos pantalons que vous préfèrerez en velours pour l’hiver et vous pourrez déjà baisser d’un degré au moins la température de vos bureaux.  Les moines et les bassinoires de nos grands-mères sont loin, car la braise n’est plus dans les foyers urbains, mais les bouillottes suffisent parfois à supporter le froid d’une chambre non chauffée ! Pour profiter d'un bon confort thermique sans nocivité, il est nécessaire d’aérer la maison afin d'y faire pénétrer de l'air pur. Cette opération consistera à éteindre les chauffages, à ouvrir les fenêtres de toutes les pièces, à les refermer 15 minutes après et à attendre 5 minutes pour remettre les chauffages en marche. Vous lutterez ainsi contre la pollution intérieure. Autant de bon sens à retrouver et à partager pour éviter de subir les désagréments du chauffage en en évitant l’excès: air trop sec avec l’électricité, jambes lourdes, maux de tête, asthme, conservation de virus (la grippe)…
L’idéal est avant tout d’avoir un logement bien isolé. Les diagnostics de performance énergétique (DPE ), obligatoires depuis novembre 2006 pour la vente et juillet 2007 pour la location, donnent la mesure de la qualité thermique des logements.
Leur analyse montre qu’en 2012, plus de la moitié (53,6 %) du parc des logements en France métropolitaine consomme entre 151 et 330 kWhEP /m²/an d’énergie (étiquette énergétique moyenne D ou E), contre seulement 14 % qui bénéficient d’étiquettes plus performantes (A, B ou C). En matière d’émissions de gaz à effet de serre, un tiers de ces logements sont classés en A, B ou C, et 40 % en D ou E. La date de construction du logement, sa taille, son statut d’occupation et surtout l’énergie de chauffage utilisée et la localisation géographique sont évidemment des facteurs déterminants. Les logements locatifs sont souvent moins rénovés que les habitations occupées par leur propriétaire. De ce fait les maisons individuelles sont souvent mieux loties que les immeubles, eux-mêmes mieux isolés en général dans le parc public (législation différente). Les murs et sols sont moins retravaillés que les fenêtres et combles. Dans les nouvelles constructions il est plus facile de tenir compte de chaque partie, dans son ensemble. La température des parois a une grande influence sur la température ressentie. Pour calculer simplement la température ressentie, il faut faire la moyenne entre la température des parois et la température ambiante.
En France le gaz a beaucoup remplacé le fioul, l’électricité reste aussi très utilisée. Il existe un grand nombre de types de chauffage, parmi eux : les pompes à chaleur, les chaudières et poeles à granulés de bois, les poeles de masse (buches de bois), le solaire thermique… En France métropolitaine, le chauffage au bois est le principal émetteur de particules fines et très fines, les plus dangereuses pour la santé. Il est également émetteur majoritaire de composés toxiques ou cancérigènes comme les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et le benzène, eux-mêmes véhiculés par ces particules. Il fait l'objet d'une attention toute particulière de la part du « Plan Particules », intégré dans la deuxième version du Plan National Santé Environnement. Le bois est actuellement le combustible le moins cher du marché, il est considéré comme une énergie renouvelable,  si seulement les arbres repoussaient aussi vite qu’on les brûle… Les pompes à chaleur (PAC) sont présentées par les commerçants comme un moyen de chauffage écologique. Il faut distinguer : PAC air/air ou air/eau : on transfère momentanément des calories de l'extérieur dans la maison grâce à de l'électricité. Pour la PAC géothermique : si c'est de la géothermie profonde, on accélère le transfert de calories du sous-sol vers l'atmosphère via la maison avec de l'électricité. Si c'est de la géothermie de surface, c'est du solaire différé avec de l'électricité. On peut considérer que les PAC sont une forme de chauffage électrique à rendement amélioré. A noter aussi que la géothermie peut occasionner des pollutions des nappes phréatiques en cas de fuite ou rupture des tuyaux contenant les fluides de transfert thermique. Le solaire lui, nécessite un appoint, surtout dans les régions ou aux saisons peu ensoleillées, cet appoint est compliqué avec un poele de masse dont la réactivité et le réglage ne sont pas très performants.


L’Etat propose de nombreuses aides pour les rénovations, soutien financier mais aussi véritable encouragement pour consommer moins d’énergie et renouvelable !
Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)

Sommaire :

  • Réduction d'impôt Denormandie
  • TVA à 5,5 % pour les travaux d'amélioration de la qualité énergétique
  • Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ)
  • Aides des entreprises de fourniture d'énergie (CEE)
  • Aides du programme "Habiter mieux" de l'Agence nationale de l'habitat (Anah)
  • Chèque énergie pour aider à payer des factures d’énergie ou des travaux de rénovation
  • Exonération de la taxe foncière pour les travaux d'économies d'énergie

 

Espérons que les Réglementations Thermiques applicables aux constructions neuves inspirent encore et encore des aides à la rénovation !

Les poeles de masse sont aussi auto-construits, laissant libre cour à une créativité qui inclus souvent des sièges douillets, puisque le principe du poele de masse est d’être recouvert ou fait de parois diffusant cette douce chaleur rayonnante en plus de la stocker.

 

 

 

Wello

Le "Wello",  un vélo… carrossé ! presque un carrosse…

On parle beaucoup de "mobilité douce" ces temps-ci. Voici donc un engin de déplacement et de transport non polluant. Lancée en 2015 par son président Arnaud Chéreau, ingénieur aéronautique, la société a développé un véhicule, appelé Wello, au terme de 3 ans de recherche et de conception. Une usine de fabrication du Wello est en cours d'installation au Mans (Sarthe). Les véhicules seront fabriqués en kit pour être livrés plus facilement. Voici la machine ! C'est un triporteur à assistance électrique solaire, dont les deux roues avant sont pendulaires : le train avant permet ainsi d'être stable à l’arrêt – nul besoin de le poser contre quelque chose ou de le retenir – et s'incline dans les virages. La conduite est donc proche de celle d'un vélo.

Plusieurs versions existent :

  • "Cargo" ou "Pick-up" pour les professionnels : il peut transporter jusqu'à 80 kg de marchandises,
  • "Passager" pour les familles : le siège arrière bascule pour découvrir un coffre.

De plus, il est carrossé, ce qui assure à son conducteur une protection face aux intempéries. Enfin, on va pouvoir rouler à vélo sans se mouiller ! (la photo ci-contre montre une version de démonstration seulement).

Cet engin reste un vélo à assistance électrique, c'est-à-dire à vitesse limitée à 25 km/h, même s'il peut atteindre 40 km/h dans certains cas. Il faut donc pédaler pour atteindre la vitesse de 6km/h à partir de laquelle l'assistance électrique est engagée grâce à un capteur. En-deçà, une manette commande l'assistance électrique pour faciliter les manœuvres de parcage. Son usage est réservé à l'adulte car son poids oscille entre 75 et 85 kg à vide, et il nécessite une certaine habitude d'usage. L'autonomie est d'environ 100 km et la batterie est rechargée par des panneaux photovoltaïques installés sur le toit, mais aussi via un cordon relié au secteur, car il n'y a généralement pas de soleil dans un garage ! Il équipé d'un boitier "LCD 3", servant de "tableau de bord" indiquant différentes informations d'utilisation (préréglages personnalisés, vitesse, niveau de batterie restant…) Son concepteur l'annonce "connecté", car un boitier interne enregistre et transmet au fabricant des informations sur l'état général du véhicule. Ce qui permet aussi une gestion à distance d'une flotte de véhicules, pour une entreprise par exemple.

Pas de panique pour la sécurité : le Wello est équipé de feux de jour et de clignotants à l'avant et à l'arrière, d'un phare lenticulaire pour la circulation de nuit et bien évidemment d'un feu stop. Il a reçu des freins à disque à l'avant comme à l'arrière. Enfin, pour la position "parking", il a été installé un blocage du système pendulaire et du frein avant. Les pneus avant sont de la marque allemande Schwalbe. Ils se trouvent dans le commerce.  
En revanche, le pneu arrière (devant supporter potentiellement plus de 80 kg) est fabriqué spécialement par cette marque pour cet engin (il sera donc probablement à remplacer par commande chez le fournisseur du triporteur). Le prix de la version de base est aux alentours de 8300 € ttc. Son concepteur l'a voulu pour un usage essentiellement urbain, mais nul doute qu'il peut parfaitement convenir à un usage rural, sauf peut-être si les côtes sont ardues !  Et Dieu sait qu'il y en a dans notre beau pays. J'ai essayé ce Wello mi-septembre à Millau sur l'invitation de l'association In'VD. La prise en mains demande un temps d'adaptation plus ou moins long  en fonction de son équilibre et de sa dynamique personnels. Le carrossage représente un peu de poids et un peu de "ballant", qui aident finalement à la conduite, pourvu qu'on ne se laisse pas entrainer.

Des modifications sont toujours à l'étude. Parmi elles, l'équipement du pare-brise en essuie-glace. Le polycarbonate employé actuellement devra alors être remplacé par du verre, ce qui alourdira la machine. Toujours cet équilibre à rechercher entre poids et technologie ! La possibilité d'équiper les côtés du Wello en protections anti-pluie est aussi à l'étude… Bref, l'engin est plutôt très attrayant.
François Vanhee, membre de Canopée

 

 

 

 

 

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En aveyron

Le lombric, un animal de compagnie discret, autonome, utile…

Les lombrics avaient été remarqués par des sommités comme Aristote qui les appelait les intestins de la terre, ou Darwin qui leur a attribué un rôle essentiel dans l’histoire du globe, par la formation de la terre végétale. On finirait presque par s’attacher aux vers, quand on voit leur importance au regard du défi que représente la réduction des déchets au XXIème siècle ! En tout cas j’ai décidé d’en adopter.
J’ai participé, du fait de mes activités professionnelles, au lancement du service chargé de vendre les lombricomposteurs au sein de l’agglo de Rodez, fin 2018. En effet, pour encourager les citadins à réduire leurs déchets, il propose des lombricomposteurs à 35E.
Ils se présentent sous la forme du modèle city warms et permettent de réduire les déchets de cuisine et d’obtenir du compost ainsi qu’un engrais liquide, grâce au travail des lombrics qui digèrent pelures de fruits et légumes, marc de café... Un système simple : 3 plateaux superposés sur un bac collecteur. Le fond des plateaux est percé de trous, comme un tamis, le compost ainsi filtré redescend dans le bac collecteur et les vers circulent aussi d’un plateau à l’autre. Les bestioles sont fournies dans un substrat, commandé sur internet et livrés par la poste. Ce compost est  plus fragile que celui qu’on fait à l’air libre, en tas, au fond du jardin. Il est nécessaire par exemple de rester vigilant à son taux d’humidité  et de mixer vos apports avec papier, carton en morceaux ou sopalin, ainsi que de renouveler votre matelas d’humidification quand il est lui aussi décomposé (un morceau de tissu en coton fait l’affaire). Ce milieu vivant a son équilibre, sensible, qui peut même virer au cauchemar pour vos lombrics si vous changer de régime alimentaire. Les changements brutaux de composants et de températures peuvent faire « tourner » votre compost voire tuer vos vers. Ils se plaisent à des climats moyens, entre 17 et 25° et supportent mal les excès en général. Essayez de ne pas mettre trop de quantités et d’éviter les chocs thermiques. Voilà, ils sont chez moi dans le silence du compost, dans la cuisine.

Pas trop moche, très propre, sans odeur, sans moucherons si vous assurez, vous n’êtes pas obligé de lui trouver une cave, un cellier, un garage, il s’intègre parfaitement à la cuisine et navigue facilement grâce à ses roulettes du plan de travail à son espace de stockage. Les habitudes d’entretien se prennent très vite sans effort et vous pouvez même partir en vacances sans le faire surveiller puisque les vers tiennent 1 mois sans nouvel apport. Dans 3 mois j’aurai ma première récolte, si tout se passe bien et j’aurai de l’engrais liquide dans 2 à 4 semaines. Mes nouveaux pensionnaires sont pour mes amis, la promesse d’un cadeau régulier de ce jus de très haute qualité pour leurs plantes d’intérieur et de jardin. Des 3 catégories de lombriciens, ce sont les anéciques (80% des vers) et les endogés (19%) qui labourent les sols. C’est parmi la dernière catégorie : les épigés (1% seulement) que l’on trouve les espèces de vers propices au lombricompostage. Ce sont les seules à pouvoir faire l’objet d’un élevage. Les vers de terre représentent la première masse animale terrestre. En France on compte par hectare, 1200 kg de lombriciens pour 50 kg d’humains.
Noël Guilemin

 

Station A, le lieu infini
Un projet d’envergure à Rodez, reflet d’un mouvement citoyen mondial spontané vers une transition complète   


S’il est difficile de définir et qualifier station A en quelques mots, la notion de « tiers-lieu » permet tout de même de mettre un nom sur les ambitions du collectif. Ce concept a été construit par le sociologue Ray Oldenburg, dans un ouvrage paru en 1989, The Great, Good Place (Oldenburg, 1989). Dans ce livre, Oldenburg s’intéresse à des lieux hybrides en ville, qui ne relèvent ni du domicile, ni du travail et qui se situent entre l’espace public et l’espace privé. Il observe ainsi un certain nombre de cafés, de librairies et d’espaces intermédiaires où les individus peuvent se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle. De nombreuses initiatives, cadrées ou non, peuvent être catégorisées « tiers-lieux », une appellation très à la mode dont s’affublent toutes sortes d’espaces où l’on favorise rencontres, échanges, intelligence collective. Si ce titre se résumait à cela, beaucoup de cafés, de médiathèques, de MJC et autres pourraient en être. Mais le mouvement semble caractérisé par un certains nombre de valeurs et de systèmes de fonctionnement récurrents dans le milieu. On remarquera par exemple l’attachement à innover, offrir une alternative, à autogérer, à développer une économie circulaire, au développement local, au respect de l’environnement, à former un écosystème ouvert sur le monde…  Samuel Roumeau, du groupe de réflexion OuiShare, décrit dans une tribune au « Monde » les espaces urbains qui permettent aux habitants de « dessiner leur territoire selon leurs envies et leurs besoins ». On peut ainsi relever parmi les innombrables activités des tiers-lieux, quelques incontournables des plus typés :

potagers communautaires ; makerspace ; fablab ; hackerspace; Repair Café ; Disco Soupe ; Linux Users Group Install Parties ; espaces de « coworking », « living lab »… En ville ou en zone rurale on retrouve le même engouement pour mutualiser compétences et richesses humaines, faisant se côtoyer paysans, artisans, artistes, chefs d’entreprise, starts up, enfants…On en compte aujourd’hui environ 1800 en France, un élan citoyen qui s’organise, se développe et témoigne d’une vraie transformation. Le gouvernement a lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt pour identifier 300 « fabriques de territoire », dont 150 dans les quartiers prioritaires et les subventionner. L’état espère de cette tendance qu’elle pourra répondre en partie au désenclavement des zones rurales et urbaines isolées.  Station A est candidate. On peut noter parmi ses principaux objectifs : accueillir et créer des emplois, directs et indirects dans les secteurs énergétiques, artistiques, culturels, des nouvelles technologies, des industries créatives et de l’ESS. Station A est en projet mais propose déjà quelques rendez-vous et un petit café, rue de Bonald, à Rodez, la Sous-StA. L’équipe Station A réunit des métiers très variés. À terme une équipe d’une cinquantaine de personnes salariées. Aujourd’hui un comité de pilotage de quinze personnes rassemblant de nombreux chefs d’entreprise issus de secteurs tels que l’architecture, la communication, la comptabilité, l’événementiel, la culture. Et plus de 250 adhérents investis, travaillant régulièrement ensemble. Le  projet s’organise à travers 8pôles, fédérateurs des multiples activités envisagées.
Le pôle alimentation : le restaurant et le bar , la cuisine partagée, un espace de vente de produits locaux, des animations sur l’alimentation. Bio et circuit court sont une évidence pour station A, comme toutes les conduites éco-responsables !
Le pôle bien être : il  rassemble des praticiens de tous horizons (sophrologues, énergéticiens…). Chaque premier Jeudi du mois, ils se relaient pour proposer des mini-conférences sur des thèmes variés qu’ils se répartissent en fonction de leur spécialité.
Le pôle coworking : vivre et travailler autrement… open-space, outils communs… entraide…
Le pôle culture : soirées ponctuelles ou à thème ;  cours et ateliers de pratiques artistiques ; performances et représentations ; soirées privées ; 1 ou des festivals…
Le pôle économie circulaire : Les 4 R pourraient résumer les objectifs visés par le pôle économie circulaire : Repenser nos modes de vie, Réduire nos déchets, Réparer plutôt que de jeter et Recycler nos déchets. Différents formats d’ateliers “faire soi-même”, des conférences ou bien des débats seront proposés. Par exemples, vous pourriez apprendre à réparer votre ordi, créer vos propres vêtements à partir de tissus de récup’, transformer votre vieille armoire en une magnifique bibliothèque, réparer votre vélo, fabriquer votre propre ruche et apprendre à faire votre miel, … Certainement plein d’autres initiatives de ce genre à destination du tout public seront organisées et animés par des spécialistes.
Le pôle éducation : Apprendre à recycler, apprendre à cuisiner, apprendre à construire, apprendre à écrire, apprendre à Fabriquer (ruches, planchas, toilettes sèches….), apprendre à réparer (repair café), apprendre à compter, apprendre à faire pousser, apprendre l’art architectural, apprendre les machines à commande numérique les Imprimantes 3D ou l’Imagerie 3D, apprendre à lire, apprendre à chanter…
Le pôle ingénierie du bâtiment : le secteur du bâtiment représente 50% des consommations d’énergie de la France, et 25% de ses émissions de GES. De nombreux professionnels compétents et locaux peuvent proposer des solutions adaptées, mais il est difficile de savoir vers qui se tourner. Station A se veut devenir  une « place de marché », facilitant la mise en relation entre particuliers et professionnels du bâtiment et de l’immobilier : artisans, entreprises, architectes, bureau d’études, agence immobilière, notaires, banques, conseiller énergie…
Le pôle makers : Le pôle makers est un lieu de recherche, expérimentation et fabrication autour des nouvelles technologies numériques comme la découpe laser, l’imprimante 3D, la fraiseuse numérique etc. Le pôle est né de la rencontre de professionnels du secteur, désireux de proposer leurs produits et leurs savoir-faire, mais il se veut également un espace ouvert sur l’extérieur en offrant l’accès à un parc de machines de qualité professionnelle. Dès lors, il sera possible aux personnes de louer du “temps machine” pour créer des objets en petite série ou des prototypes.
Une micro-crèche et un club des aînés sont aussi pensés, ainsi que des salles d’expression créative, une brocante-recyclerie, un atelier de vélos, une maison de l’architecture, une scène, une galerie d’art, un jardin de maraichage, autant d’espaces que les synergies entre les différents pôles vont créer d’activités. Actuellement station A espère trouver un lieu d’environ 4500 m2 à Rodez.
La Sous-StA, QG de station A

 

 

 

 

 

 

 

Assises de l’Education à l’Environnement et au Développement Durable en Occitanie.


Le 22 octobre 2019, à Onet-Le-Château, ont eu lieu les assises de l’E.E.D.D. en Occitanie, organisées par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement du Rouergue (C.P.I.E.).
L’appellation Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement est un label issu, dès 1972, d’une réflexion conjointe des Ministères de l’Environnement, de l’Agriculture, de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse et des Sports. L’association CPIE du Rouergue agit depuis plus de trente ans pour le développement durable de son territoire. Elle mène des actions d’accompagnement (valorisation pédagogique et touristique des patrimoines de l’Aveyron ; études, suivis scientifiques et inventaires participatifs du patrimoine naturel ; élaboration et accompagnement de projets) et participe à l’éducation et à la sensibilisation de tous à l’environnement (animations scolaires et classes de découverte ; activités de loisirs et de découverte ; conception d’outils pédagogiques ; formations). Le CPIE du Rouergue, c’est aussi un Centre de Ressources du Territoire et le gîte de la Maladrerie, à Millau.
La question du jour : comment accompagner la participation citoyenne en faveur de la transition écologique ?


LA TRANSITION ECOLOGIQUE


Les Assises de l’Education à l’Environnement et au Développement Durable rassemblent régulièrement depuis vingt ans l’ensemble des acteurs concernés – associations, organismes publics, privés, établissements scolaires – pour oeuvrer au développement de l’EEDD et à sa prise en compte dans les politiques publiques, à travers des stratégies partagées.
Le CPIE du Rouergue, avec l’appui de Rodez agglomération et de Terre e-cole, a souhaité porter une journée d’Assises territoriales en Aveyron afin de favoriser la rencontre et les échanges entre acteurs de l’EEDD, de faire un état des
lieux des actions, des outils, des ressources et de mettre en lumière les besoins. Au programme : un forum des projets, 13 organismes présents et un « carroussel du pouvoir d’agir », échanges et réflexions par petits groupes sur la mobilisation et l’autonomisation des citoyens. Un temps fort de partage d’expériences entre associations, coopératives, collectivités locales… introduit par le maire d’Onet-Le-Château et Monique Bultel-Herment de la communauté d’agglomération de Rodez, qui ont rappelé la nécessité d’une gestion scrupuleuse individuelle des déchets et l’exemplarité du territoire en matière de transition (PCAET, plaine Nostre Seigne…).
Les 13 présents :

 

Le Krill, un café culturel sur la route du développement durable


Ulysse maison d’artistes est une jeune Société Coopérative d’Intérêt Collectif  dont le projet est  de contribuer à la rencontre entre artistes et publics, dans une logique de développement territorial en Aveyron et dans le Lot, et de valoriser des projets artistiques au niveau national. Le Krill, café culturel du Théâtre Municipal La Baleine en est un volet important (par Délégation de Service Public de la mairie d’Onet-le-Château en 2012) . Lieu de vie ouvert avec presse quotidienne, ordinateurs et WIFI, point infos culturelles, bibliothèque participative, concerts, spectacles, conférences débats, projections, accueil d’artistes en résidence, jeux etc..., sa diversité d’actions noue une relation privilégiée avec le tissu économique et culturel local, pour aboutir à un tremplin des initiatives locales. Comme la plupart des tiers-lieux, encore un !, le Krill est soucieux d’intégrer à son fonctionnement les questions écologiques et même d’en faire des rdv réguliers dans sa programmation. Les fournisseurs sont des producteurs bio et locaux autant que possible, vous pouvez d’ailleurs y redécouvrir quelques bières artisanales. Les loco-motivés y ont aussi un dépôt hebdomadaire pour leurs clients. Vous pouvez acheter en ligne des produits frais venant directement des fermes bio locales, sans abonnement et sur choix personnel de vos articles et quantités et les retirer le mercredi dans ce point relais. Enfin, les 2èmes samedis du mois, le Krill propose des ateliers zéro déchet, animés par Aurélie Jouan des Ateliers de la Coccinelle. Venez fabriquer pour 5E vos produits de soin (dentifrice, gel douche, crème…) et produits ménagers (lessive, produit vaisselle…) bio, et repartez avec.
Le 12 octobre dernier, s’est couplé à l’atelier, un petit salon zéro déchet animé par l’agglo avec la présentation d’articles habituellement jetables, ici réutilisables, ou moins polluants et la projection d’un film documentaire sur les déchets aquatiques. Cette action s’inscrit dans la loi sur l’Economie Sociale et Solidaire de 2014, dans sa mission utilité sociale qui couvre entre autre, le développement durable et la transition énergétique. On trouvait sur la table des savons de Marseille, des serviettes hygiéniques et langes de bébé en coton lavables, des sachets alimentaires en tissu, des boites alimentaires en verre, des cures oreilles, le fameux lombricomposteur etc… Le film, « ocean report » résume et illustre en une douzaine de minutes la pollution majeure constituée par les déchets dans les océans. 80% de cette pollution vient des continents et est véhiculée par les vents, la pluie et les cours d’eau, en plus de la pollution des professionnels de la mer et des déchets abandonnés sur les plages (20%). Parmi ces déchets aquatiques, le plastique représente le champion toute catégorie : 75% du tout. Un véritable fléau. Une fois dans les océans, les plastiques circulent, s’accumulent en partie sur les plages, coulent pour la quasi-totalité et forment des amas flottants énormes du fait des courants tournants. Ce qui coule crée des tapis sur les fonds marins empêchant les échanges entre l’eau et les sédiments et asphyxie ces milieux dont la vie disparait. Le flottant est avalé par les animaux, poissons et oiseaux qui finissent par en mourir quand les quantités sont trop importantes. Enfin, les déchets aquatiques favorisent également le transport d’espèces invasives, algues et mollusques, à des milliers de km de leurs milieux d’origine et perturbent l’équilibre des écosystèmes.
Voilà un exemple d’un après midi zéro déchet au Krill. Fabrication mais aussi partage de connaissance, échanges entre consommateurs et professionnels. La suite au prochain épisode, samedi 9 novembre, lessive et gel WC !

La soupe anti-gaspi d’Espalion


En novembre 2017, un groupe d’une dizaine de citoyens d’horizons différents, engagés dans diverses structures associatives et vivant sur le territoire d’Espalion s’est formé autour d’une idée : monter un événement qui permettrait à la fois de créer du lien social et de sensibiliser au gaspillage alimentaire. La première soupe a eu lieu le samedi 13 octobre 2018 (au terme de la semaine du goût). Malgré le mauvais temps, il y a eu plus d’affluence à la deuxième édition le dimanche 06 octobre 2019, forte du succès de la première.
L’association « l’auberge espalionne » et ses partenaires ont encore proposé une journée vivante, joyeuse, pleine d’animations gratuites ouvertes à tous, dans une atmosphère familiale très conviviale.  Jeux d'enfants en bois, smoocyclettes, exposition de livres, messages du crieur public, recettes anti-gaspi, infos sur le compostage, stand sur la biodiversité, jeux de cirque, dégustation de miels, reconnaissance d’épices, débats… scène ouverte et les groupes les jongleurs d’accordéons et Gospel Song. Des ateliers de lavage, épluchage et découpe des fruits et légumes récupérés ont bien sûr rythmé les deux places habitées par cette grande opération anti-gaspi. 45 bénévoles se sont mobilisés pour cette journée. Des commerçants, producteurs, supermarchés, ont joué le jeu et rassemblé leurs invendus ou invendables pour la collecte de l’association. Certains de Marcillac, Campuac, Bozouls, Rodez.

Pédaler pour mixer ses fruits sur la smoocyclette donne le sourire !

Beaucoup de bio, surtout pour la deuxième, et des produits locaux, de saison. Les cuisiniers de la maison Bras, intensivement actifs toute la journée, nous ont régalé par leur savoir faire extraordinaire pour valoriser les légumes abimés. Tartines vegan en tous genres (j’ai redécouvert le cœur d’artichaud, cru émincé sur une feuille d’endive) et veloutés à tomber ! La mairie d’Espalion a largement contribué à l’organisation logistique de cette journée. Les bénévoles et la maison Bras ont aussi fournis du matériel. Une réflexion sur un éventuel ramassage régulier est en cour, l’auberge espalionne ne s’arrêtera pas là ! elle organise d’ailleurs des soirées jeux de société, des ateliers zéro déchet et projette d’investir un petit local en centre ville pour en faire un tiers lieu.
 

 

Les nouvelles de canopée

  1. Petit dépoussiérage et légère restructuration du site internet.
  2. Projet d’emploi : un poste pourrait être crée courant 2020 ? on en parle… Cela permettrait à l’association de faire avancer ses projets de manière quotidienne et d’assurer un lien permanent entre ses membres. Ce pour quoi Johanna aimerait être relayée. Eloïse a accentué son implication pour profiler et remplir les fonctions qui pourraient être rattachées à ce poste.
  3. Rédaction du projet associatif : on ré organise les idées. Ce document pourra servir de référence et de présentation. Sa validation approche.

Assemblée Générale :


L’assemblée générale d’une association est un temps fort de réflexion, de partage des idées.
À Canopée nous souhaitons aussi que ce soit un temps festif dans un cadre agréable.
Cette année, nous vous invitons le samedi 23 novembre à partir de 14 h dans le beau lieu de la Colonie à Aubrac.
Une vaste salle et des cuisines permettront les débats et la restauration. Des chambres seront à notre disposition, selon le tarif en vigueur, pour dormir sur place, rendant possible un temps plus décontracté en soirée.
Nous vous proposons cette année « Le chant des guitares », le duo Jean-Sylvain Savignoni et Rodolphe Bonnet, chansons de France, d’Occitanie et de Corse. Télécharger le document

Les p’tites annonces

  • Prête terrain sur ancienne ferme pour maraichage permaculturel / Bio intensif mais label Bio non obligatoire. Possibilité de création d'une AMAP pour soutenir l'activité. Le terrain est sur Baraqueville exploité en prairie. Contacter Frédéric au 06 51 82 82 22.
  • L’ensemble des groupes locaux et le Conseil d’administration des AMI.E.S DE LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE ont lancé en décembre 2017 une grande campagne (actions, débats, manifestations): « DÉCIDONS DE NOTRE ALIMENTATION ! »

 

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