L'homme tient-il l'avenir de la Terre dans ses mains ?

Le confinement du au coronavirus nous questionne :

  - La Mondialisation a t-elle atteint ses limites ?

  - L'homme serait-il un prédateur pour son environnement ?

  - La Terre serait-elle un organisme vivant ?

  - La Planète se vengerait-elle de nos comportements destructeurs ?

  - ...

 

Ci-dessous le point de vue d'un Adhérent.

 

 

Le point de vue d'un Adhérent :

" Le COVID 19 et réchauffement climatique ? "

 

Bien que le COVID soit une chance pour les 7 millions de personnes qui meurent de la pollution chaque année dans le monde selon l’OMS (48 000 en France, 100 000 aux Etats Unis).En effet « Le confinement pourrait sauver plus de vies grâce à la réduction de la pollution que le virus lui-même n’en menace », a déclaré François Gemenne, directeur de l’Observatoire Hugo, qui étudie les interactions entre les changements environnementaux, les migrations humaines et la politique.
 
Il est légitime de se poser la question de savoir pourquoi nous agissons de manière aussi unanime sur ce virus alors que nous sommes partagé sur un risque beaucoup plus important : le réchauffement climatique.
 
Si nous réagissions de manière scientifique, nous devrions agir de manière graduelle en fonction du risque. Si c’était le cas, nous devrions agir en premier lieu contre le réchauffement climatique dont les risques sont autrement plus redoutables que le COVID 19. La question qui devrait nous interpeller : pourquoi avons-nous tellement plus peur du coronavirus que du changement climatique ou de la pollution atmosphérique ou d’autres types de menaces. Qu’est-ce que le coronavirus a de si spécial pour que nous soyons prêts à mettre le monde entier en quarantaine ?
 
Le réchauffement climatique est une « guerre » dont les effets seront plus meurtriers et à plus long terme que ce virus. Le seul problème c’est que dans la guerre contre le réchauffement climatique, l’ennemi c’est nous et qu’il est plus facile de lutter contre un ennemi externe que contre nos propres habitudes.
 
Cet épisode inédit, devrait nous permettre de remettre les choses à plat et d’adopter une vraie démarche scientifique, celle que nous demande de prendre les scientifiques du monde entier.
 
Je terminerai par cette phrase de Antoine de St Exupéry : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ».
 
Un adhérent

 

" Est-il délicat de mettre en balance les vies sauvées par la baisse de la pollution et celles prises par le corona virus, même si mathématiquement cela est exact. Il y a là comme un sous-entendu qui, relativisant la perte de vies humaines dues au COVID au regard des autres causes de décès, en arrive facilement à l'idée que nous nous plaindrions en quelque sorte la bouche pleine, nous qui dans notre société ne connaissons ni la faim, ni le niveau de pollution de la Chine, ni la pauvreté dans les Favelas par exemple. "


De nombreux articles de presse posent la question plus générale, de ce que l'on peut attendre comme changement majeur après cette crise.

 

Quelques liens pour essayer comprendre :

- " blog de Pablo Servigne ", s'intéresse aux questions de transition écologique, d'agroécologie, de collapsologie et de résilience collective.

- " Vidéo - Jean-Marc Jancovici a répondu à vos questions " spécialiste des questions d’énergie et de changement climatique.

- " Covid 19 ou la vengeance de la nature ", article "Mediapart" de Saad Eddine Kouidri du 23 mars 2020.

- " Coronavirus et biodiversité ", article "Mediapart" de Nestor Romero du 21 mars 2020.

 

Article publié par "Canopée" le 29/03/2020