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« Quel programme de campagne en faveur de la transition écologique pour les élections municipales ? »

 

Cet article est à l’usage de chaque citoyen Aveyronnais, désirant faire prendre conscience aux élus, à l’occasion des municipales prochaines, de ses attentes en matière de transition énergétique.

 

 

L’échelle locale est primordiale pour la transition écologique, sociale et démocratique, et les élections municipales de mars 2020 seront un moment clé pour encourager cette transition partout en France.

 

Télécharger le document " Elections municipales 2020 et Transition écologique "

C’est pour répondre à cet enjeu qu’a été conçu le Pacte pour la Transition : 32 mesures concrètes pour construire des communes plus écologiques et plus justes.
Ces mesures ont été rédigées par 60 organisations, et un comité d’expert(es), à la suite d’une large consultation citoyenne.


L’association Canopée 12 souscrit à ces mesures. Elle demande aux élus de prendre conscience de l’urgence climatique pour le  maintien d’une planète vivable et de respecter nos engagements nationaux et régionaux horizon 2050, soit  5 mandats, échéances très courtes !

 

Le mandat qui s’ouvre pour chaque mairie, devra donc être irréprochable sur ces questions, en engageant la commune sur les bons choix.

La commune est-elle prête à :

 

Le conseil municipal peut dès maintenant porter dans son programme ces actions :

 

On ne bâtit pas un programme de transition en quelques semaines, mais on peut s’engager dans des actions simples et créer, dès les premières semaines, une commission citoyenne, du type de la convention citoyenne actuelle initiée par les associations écologiques et le gouvernement (150 citoyens tirés au sort), avec 40 personnes tirées au sort sur la commune et animées par un professionnel.

Des questions et des réponses

Quels sont les objectifs de la France en matière de baisse de gaz à effet de serre ?

Diviser par 4 les rejets d’ici 2050 soit 75 % de baisse (depuis 1990). Chaque pays a ses objectifs en fonction de ses contributions historiques.
Objectif 2020 : baisse de 20 %, objectif atteint, mais sans compter les émissions dues aux importations, qui doublent nos rejets totaux.
Objectif 2030 : baisse de 40 %.

Combien rejette en moyenne un français (tonne de C02 par an actuellement, et combien devra-t-il rejeter en 2050) ?

Il rejette 6 tonnes de CO2 par an (Moyenne monde : 5 t, USA 16 t, Allemagne 10 t).
En 2050 un français  devra rejeter pas plus de 1,5 tonne pour respecter nos engagements : c’est uniquement ce que l’on rejette actuellement par an pour se déplacer ; une voiture rejette 150 gr de CO2 par kilomètre en moyenne (150 gr x 10000 km par an= 1,5 t) ou un aller-retour Paris-New York en avion.

Les ménages représentent plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre, nous sommes donc un acteur direct de la transition.

Diviser par 4 ces émissions, qu’est-ce que cela veut dire en termes de diminution de la consommation d’énergie ?

Moins 30 %  en 2030 (par rapport à 1990), 50 % en 2050.
Nos consommations sont stables depuis ces dernières décennies, mais ne baissent pas.

Qu’est-ce que la neutralité carbone  (objectif 2050 en France) ?

Les surfaces naturelles, forêts, cultures, zones humides, stockent le CO2 pour compenser les émissions de gaz à effet de serre, le territoire national devient ainsi neutre en rejet.

 

Les objectifs de la région en matière de transition énergétique sont les territoires à énergie positive.

Qu’est-ce qu’un territoire à énergie positive (TEPOS) ? L'Aveyron en est-il un?

Produire l’énergie de ses besoins sur son territoire, sans énergies fossiles et sans nucléaire (besoins électriques et autres besoins : déplacements, logements, …).
Seul le parc régional des Grands Causses en Aveyron est capable de tenir cet objectif, en vue des actions réalisées en Aveyron. Actuellement 60 % des besoins sont couverts  par les énergies renouvelables sur ce PNR (Parc Naturel Régional) des Grands Causses.

Les zones rurales sont-elles moins énergivores que les métropoles ?

Non, car les déplacements y sont plus longs et les logements souvent des maisons individuelles moins performantes que l’habitat collectif.

 

Liens vers des documentations :

 

Article publié par "Canopée" le 27/01/2020