Marche du siècle pour le Climat
Marche du 16 mars 2019
Mobilité douce
À vélo, on en fait des choses !
Stages Canopée
Bardeaux de bois en couverture - Enduits à la chaux
Evénéments en Aveyron
Stands Canopée12 (2019)
Evénéments en Aveyron
Participation de Canopée aux événements (2019)

 

"Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une nouvelle réalité." 

F. Hundertwasser
 

Retrouvez au fil des pages toutes nos actions ainsi que les dossiers de l'association Canopée.

Vous pouvez vous abonner ou retrouver tous les numéros de "l'écho des cimes", notre lettre d'information.

Toute l'équipe de Canopée vous souhaite bienvenue et bonne visite !

 

En cette période de confinement du au Coronavirus, nous vous proposons quelques articles sur l'entraide, les initiatives, la débrouille, ...

 

Lettre d'une sympathisante

"" Le vase à moitié plein ""

Depuis mon enfance (j'ai actuellement 65 ans!) j’entends parler du 'péril  jaune' : « les chinois sont plus nombreux, plus travailleurs, plus ingénieux, compétitifs, ils vont nous bouffer…».

Cet état de choses s'est vérifié, installé, imposé dans le domaine textile, automobile et tant d'autres.

 

Depuis maintenant 9 semaines cependant, un péril inattendu est venu de la Chine, celui du Coronavirus qui fait peur à tout le monde. Malgré des mesures drastiques là-bas, des villes entières et des millions de gens confinés, dans l'inaction, l'épidémie se propage 'spontanément', mystérieusement, dans 77 pays, annonce mon journal ce matin. Et, pas plus la Chine que l’Italie désormais, ne semblent responsables de ce fléau inconnu qui touche la monde.

On  essaie de 'rester calmes', mais on prend des précautions, on ne se bise plus, ne se  touche plus, on limite les bains de foule, on se confine, la recherche médicale est  sur les  dents, l'industrie et le commerce au ralenti et  le moral dans les chaussettes.

Vers quoi va-t-on? Nul ne le sait.  Ni d' où émerge ce microbe dix fois plus contagieux que la grippe et 3 fois plus 'assassin', ni comment le combattre.

Les plus mystiques diront que la Planète, la Nature se vengent.

Et en effet, ne voit-on pas  la  pollution carbone, notamment en  Chine diminuer déjà  très sensiblement de près de 30 pour cent? Énorme, n'est-ce pas?

On peut imaginer aussi que, avec moins de plastique, moins de pêche intensive, moins de rejets carbure lourd des paquebots, les océans respirent un peu, eux- aussi ? Que, moins exploitées momentanément, les forêts vont se repeupler, en oiseaux, en gibier ?

En paralysant l'industrie des hommes, il est évident, sans mysticisme aucun, que la Nature reprend certains  droits.

Certes, certaines  industries, compagnies de transports, de voyage, les filières alimentaires (bovines, laitière ou autre) sont mises à mal par le manque d'échanges économiques entre les pays qui a beaucoup diminué, comme les besoins de la société de consommation. Cantines et restaurants fermés, grandes  manifestations annulées  diminuent par exemple le commerce de bouche.

Mais voyons plutôt le vase à moitié plein, voulez-vous?

Les familles confinées, un peu partout sur la planète, obligées de cohabiter, malgré quelques tensions inévitables, se redécouvrent, riches d'un   bien  précieux entre tous : le temps! Tous ces gens en arrêt de travail involontaire ont désormais du TEMPS. Pour échanger avec leurs enfants, se redécouvrir, jouer, mieux et davantage s'aimer. Un  baby boum pour cet automne ? Peut-être !

On redécouvre la préciosité  des grands parents pour garder et occuper les enfants  cloîtrés, le plaisir de mijoter des petits plats en évitant les barquettes micro-ondables  qui finissaient dans la poubelle noire. Les allergies aux pollutions des villes diminuent.

Certains industriels tirent leurs épingles du jeu, comme ces fabricants de masques, trop dépendants de la Chine jusqu’ici, qui ont quadruplé leur production et donc leurs effectifs. Pour le paracétamol on s'adresse en  Europe désormais.

On va manquer  de riz chinois ? Eh bien on boira davantage de lait français, la belle affaire !

Les boutiques de fringues se  vident  de leur stock étranger ? Eh bien, on taillera, on  fabriquera français ou on soldera, on customisera les vieux stocks. On inventera , ce printemps, une  mode 'locale adaptée ! (sourire).

Est-ce bien grave ? Faute de grives, on  mangera des merles, et alors ?

 

De cette grave alerte rouge, nous devrions tous  sortir moins dépendants, plus débrouillards, mieux armés. Bien sûr si cette épidémie se renforce sans que l'on trouve rapidement la parade, les pays les plus défavorisés, sans aide médicale ni grandes ressources alimentaires seront les premiers à souffrir.

Comptons dans ce cas, pour le bien de la planète entière, sur une aide humanitaire efficace afin  d'empêcher la propagation du virus (plus, d'ailleurs, que l' éradication d'un pays entier…).

Mais pour ce qui est des pays dits ' civilisés', industrialisés, hé bien ma foi, un peu de disette ne leur  fera guère de mal ! On va réapprendre à vivre et à consommer 'presque comme autrefois' et pendant ce temps-là notre pauvre Terre exsangue soigne quelques-unes de ses blessures !  Il était temps !  EA

 

Article publié par "Canopée" le 07/03/2020