Abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes : ou l’art de décider…


Dans l’exercice du pouvoir, il faut convenir que sur ce dossier, les gouvernements précédents se sont enlisés dans les zones humides du bocage Nantais. En revanche, il n’aura fallu que huit mois à Emmanuel MACRON et à son gouvernement pour appréhender la complexité de ce dossier, sortir de l’ornière et trancher.
L’association Canopée salue ici leur courage et accueille cette décision avec une joie et un soulagement immenses.

Bien entendu, nous nous réjouissons de la sauvegarde des centaines d’hectares de terres qui vont échapper à la « bétonisation » à l’heure où tout le monde déplore l’érosion des surfaces agricoles.
Il en va de même du sauvetage d’une des dernières zones humides de la région et de la biodiversité de ce territoire. Car le site de Notre-Dame-des-Landes, figé depuis des décennies, est d’une richesse remarquable à cet égard.
…en cohérence avec l’accord de Paris sur le climat !
Plus encore, soulignons l’importance d’abandonner une infrastructure qui nous engagerait pour des décennies dans le sens inverse des objectifs de l’accord de Paris sur le climat, lequel vise à contenir le réchauffement climatique en-deçà de +2°C.
Car il faut rappeler ici, que les émissions de gaz à effet de serre de l’aviation représentent 3% du total des émissions mondiales et augmentent très rapidement alors même que pour le climat, il faut diviser par 3 ces émissions d’ici 2050 et qu’elles soient nulles en 2080 !
Mais si nous pouvons remercier le gouvernement d’avoir retenu une solution cohérente, n’oublions pas que les choix stratégiques ne suffisent pas.  Au final, c’est surtout à chacun de nous de prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et en matière de déplacements, le choix de l’avion est sans aucun doute le moins vertueux(*) et le moins solidaire vis-à-vis des pays les plus pauvres, les moins émetteurs de gaz à effet de serre, et déjà les plus touchés par le réchauffement global.
Ainsi, le développement du tourisme de masse en avion est en opposition avec nos objectifs climatiques, et ça c’est notre affaire à tous. Pas celle de l’état.
(*) Par exemple, un seul vol aller-retour, Paris-New-York émet plus de CO2 par personne que le seuil à ne pas dépasser pour stabiliser la concentration en CO2 dans l’atmosphère. (source JM JANCOVICI/ADEME)

En savoir plus : Quel avenir pour les terres de la Zad de Notre-Dame-des-Landes ? Le point avec Reporterre, le quotidien de l'écologie

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